Mobilité

 

Nos intentions futures de mobilité appuient la réalisation du tram Lausanne-Villars-Ste-Croix, moyen de transport urbain à fort potentiel. La décision de la Municipalité n’est pas en contradiction avec le SDOL ; elle répond à une vision différente en termes de réalisation. Si le SDOL a planifié le développement urbanistique de l’Ouest lausannois, l’approche des autorités de Bussigny suit les réflexions communes et respecte la densité requise d’habitants-emplois par hectare. Elles mettent la réflexion du SDOL en adéquation avec la volonté des Bussignolais-es.

 

Limiter les bâtiments à 30 mètres de hauteur  répond à la volonté populaire de garder un environnement urbain à faible hauteur constructive à Bussigny, de ne pas disperser ces bâtisses emblématiques dans un environnement urbain sans une réflexion approfondie et une large concertation quant à leur localisation.

 

La Municipalité fera aussi tout son possible pour répondre à la demande en constructions d’utilité publique et en logements divers, mais tout en respectant une croissance démographique limitée à 3’000 habitants supplémentaires au maximum sur les dix prochaines années, ce qui correspond à un rythme de croissance annuel moyen d’environ 3% par année.

La Municipalité de Bussigny a investi beaucoup de temps et d’énergie dans le projet du tram t1. En 2007, elle a obtenu que la variante complète (Lausanne-Renens + Renens-Bussigny) figure d’emblée dans la planification du PALM. En 2012, dans la nouvelle version du PALM (appelée PALM 2e génération), un niveau de priorité supérieur (priorité A) a été accordé au projet, de telle sorte qu’il puisse bénéficier d’un co-financement de la Confédération. A l’heure actuelle, le tronçon complet est devisé à 180 millions de francs.

 

Aujourd’hui, l’engagement de la Municipalité se poursuit et porte principalement sur les délais de construction. Si les planifications actuelles sont tenues, le tram rejoindra Renens en 2018, date à laquelle les travaux pourraient immédiatement commencer en vue de prolonger la ligne jusqu’à Villars-Sainte-Croix en passant par le boulevard de l’Arc-en-Ciel à Bussigny. Le nouveau tronçon pourrait être inauguré vers 2021-2022 et accompagner ainsi de manière idéale l’arrivée des nouveaux habitants du quartier Cocagne-Buyère.

 

Avec la ligne CFF au sud-ouest et la ligne de tram t1 au nord-est, le territoire de la commune bénéficierait d’une accessibilité aisée en transports en commun, condition sine qua non pour un développement harmonieux et maîtrisé de la commune.

La nouvelle sortie d’autoroute dite « La Venoge », sise sur la commune d’Ecublens, devrait en effet permettre d’absorber environ 50% de l’actuelle charge de trafic à la Croix de Plan (carrefour route de Crissier, rue de Lausanne, route de Genève et route de Renens). Cette charge est formée par tous les automobilistes qui, aujourd’hui, sortent de l’autoroute à Crissier pour rejoindre Ecublens via la Croix de Plan. La Municipalité de Bussigny soutient de manière inconditionnelle la réalisation de cette nouvelle sortie d’autoroute. Elle le fait depuis le début des années 2000 avec la même pugnacité. Le calendrier de réalisation de ce projet lui échappe cependant pour une large part. Comme tous les projets autoroutiers, celui-ci dépend de la Confédération. Une loi sur le fonds d’infrastructure est entrée en vigueur en janvier 2008. Elle prévoit que la Confédération alloue, sur une période de 20 ans, 5,5 milliards de francs à l’élimination des goulets d’étranglement sur l’ensemble du territoire suisse. A première vue élevé, ce montant ne permet cependant pas de couvrir tous les besoins. En conséquence, la Confédération doit procéder à une hiérarchisation rigoureuse de l’ensemble des projets qui lui sont soumis sur tout le territoire suisse. Pour ce faire, elle procède à une division en quatre Modules (du plus urgent au moins urgent), eux-mêmes subdivisés en trois degrés (du moins grave au plus grave).

 

En novembre 2009, un premier message du Conseil fédéral a fixé des priorités. A l’époque, la sortie d’autoroute La Venoge figurait, avec d’autres mesures visant à éliminer le goulet d’étranglement de Crissier, dans Le Module 1, degré II (projets urgents, surcharge forte). A l’époque, sa réalisation était prévue à l’horizon 2018.

 

En avril 2013, un nouveau message du Conseil fédéral a été mis en consultation. Il rend compte de l’avancement de la mise en œuvre des projets et confirme ou infirme le niveau de priorité des projets planifiés. Le cas échéant, un nouveau calendrier est attribué aux projets pour tenir compte des moyens disponibles. Dans ce nouveau rapport, la sortie d’autoroute La Venoge a obtenu un statut encore plus prioritaire qu’en 2009 (Module 1, degré III), mais sa réalisation a pris un léger retard : elle est aujourd’hui prévue pour 2021.

 

Il y a lieu de préciser que ce retard ne remet aucunement en cause le projet lui-même, dont le financement a été définitivement approuvé par les Chambres fédérales à hauteur de 120 millions (phase 1), une seconde tranche de 100 millions devant encore être avalisée pour la phase 2 de réalisation.

Il n’y a pas lieu d’établir une corrélation entre l’arrivée de nouveaux habitants et une aggravation des problèmes de mobilité à Bussigny. Le développement de Bussigny va notamment justifier la construction d’une ligne de tram (tram t1) permettant de rejoindre le cœur de Lausanne en une quinzaine de minutes six fois par heure. Cette nouvelle infrastructure représente une amélioration très sensible de l’offre en transports publics de la commune. Par ailleurs, elle colle à l’esprit du temps. Les habitudes en matière de mobilité évoluent fortement et rapidement. Le recours aux transports publics en lieu et place de la voiture privée devient de plus en plus naturel pour une part toujours plus importante de la population urbaine. A Lausanne, l’énorme succès du m2 en est une illustration. A l’horizon 2025, une majorité de ceux qui viendront habiter et travailler à Bussigny seront des adeptes des transports publics. Ils ne viendront pas à Bussigny pour y connaître la joie des bouchons. Ils viendront à Bussigny en raison de l’attractivité de son offre en transports en commun, en particulier le tram. En conséquence, il y a tout lieu de penser que leur présence à Bussigny n’aggravera en rien la situation actuelle.

Il est indéniable que la commune connaît des problèmes de circulation aux heures de pointe. Nous sommes les victimes des pendulaires qui contournent ou traversent notre territoire. Ce problème touche l’ensemble de l’Ouest lausannois et nous nous y attaquons de manière coordonnée avec les autres communes concernées, le canton et la Confédération. Une mesure en particulier aura un impact important pour réduire les nuisances des pendulaires : la nouvelle sortie autoroutière dite La Venoge à Ecublens (voir la question précédente). On anticipe qu’elle pourra réduire de moitié la charge de trafic entre la sortie actuelle de Crissier et le carrefour Croix de Plan.

 

Si cela ne dépendait que d’elle, la Municipalité de Bussigny aurait ordonné la construction de cette nouvelle sortie d’autoroute depuis longtemps. Mais ce n’est pas le cas. En Suisse, tout ce qui touche aux autoroutes est du ressort fédéral. La commune doit donc, de concert avec les communes voisines, la région et le canton, prendre influence sur l’administration et le Parlement fédéraux afin que ceux-ci fassent les bons choix pour résoudre nos problèmes locaux. C’est l’une des raisons d’être du PALM. Cet organisme a notamment été créé pour défendre le point de vue de la région auprès des autorités fédérales. Et ça marche. Dans la compétition que se livrent les agglomérations de toute la Suisse pour obtenir les investissements ou les subsides de la Confédération, notre région tire parfaitement son épingle du jeu. Nos besoins sont reconnus et des fonds ont d’ores et déjà été libérés en notre faveur.

 

Cela dit, sans nier les problèmes, les conditions de mobilité à Bussigny sont, dans l’ensemble, plutôt bonnes. En-dehors des heures de pointe, c’est-à-dire durant l’essentiel de la journée, la circulation est parfaitement fluide au sein de Bussigny et on peut y entrer et en sortir sans difficultés. D’autre part, avec sa gare CFF, la commune offre une alternative efficace à celles et ceux qui veulent éviter les goulets d’étranglement. Depuis la plus grande partie du territoire communal, il faut 5 à 7 minutes à pied pour rejoindre la gare CFF. Pour ceux qui habitent le plus loin, un autobus local a été mis en service ; il rejoint la gare deux fois par heure (voir horaire). Ensuite, il faut entre 9 et 11 minutes de train pour rejoindre Lausanne depuis Bussigny. Dans l’autre sens, il faut entre 7 et 8 minutes pour rejoindre Bussigny depuis Lausanne. Dans les deux sens, la desserte actuelle propose trois liaisons par heure ; il est prévu de l’augmenter à quatre liaisons par heure dès 2018.

 

A l’exception de Renens, aucune autre commune de l’Ouest lausannois ne dispose d’un accès aussi direct et aisé au réseau CFF.

En matière de mobilité, la commune poursuit une politique faite de collaborations et de coordination. Aucune commune ne peut plus prétendre apporter, seule, des solutions aux problèmes de mobilité qu’elle rencontre. La mobilité est, par excellence, une thématique qui chevauche les frontières communales.

 

A Bussigny, la situation s’améliorera vraiment lorsque des infrastructures lourdes telles que nouvelle sortie d’autoroute, contournement autoroutier, tram, etc., auront été construites. Or, ces projets ne sont pas décidés par nous. Ils dépendent entièrement (autoroutes) ou partiellement (co-financement des transports en commun) de la Confédération. De surcroît, le processus décisionnel de la Confédération doit intégrer les besoins de toutes les agglomérations du pays, ce qui prend nécessairement beaucoup de temps. Par ailleurs, lorsque des projets ont été décidés et financés, leur réalisation n’est pas immédiate. Des questions techniques restent souvent à résoudre. Et les droits d’opposition et de recours doivent être respectés.

 

Comme on le voit, il n’y a pas de baguette magique en matière de mobilité. Pour autant, la Municipalité n’est pas résignée, bien au contraire. D’une part, elle cherche à prendre influence sur les décisions de la Confédération, non pas de manière isolée, ce qui serait voué à l’échec, mais en parfaite coordination avec les communes voisines et le canton, à travers notamment le PALM. D’autre part, en parallèle, elle exerce systématiquement son pouvoir d’influence sur le canton pour obtenir des améliorations ponctuelles en matière de mobilité. Plusieurs résultats concrets ont été obtenus ces dernières années :

 

  • Depuis décembre 2009, la ligne 17 des tl (transports lausannois) relie quatre fois par heure Bussigny au centre de Lausanne. Il faut 20 minutes environ pour rejoindre la place Chauderon depuis Arc-en-Ciel. Il est prévu d’augmenter bientôt la cadence de la ligne à cinq fois par heure. Le tracé de cette ligne (de Villars-Sainte-Croix au Grand Pont à Lausanne en passant par Bussigny et Renens) préfigure celui du futur tram t1, qui devrait arriver à Renens en 2018, puis desservir Bussigny dès 2022-2023.
  • Depuis décembre 2012, la ligne 702 des MBC (Transports de la région Morges Bière Cossonay) relie Bussigny (sous-gare) à la gare de Morges en 23 minutes. Aux heures de pointe, ce bus circule toutes les 10 minutes. Depuis la gare de Morges, il faut 30 minutes pour rejoindre Genève avec les CFF.
  • Un autobus local permet de rejoindre la gare CFF en 10 minutes au maximum depuis les quartiers qui en sont le plus éloigné. Il circule deux fois par heure aux heures de pointe.
  • Le canton a décidé en 2010 de construire un nouveau tronçon routier (la RC 177) pour desservir le pôle de développement économique de Vufflens-la-Ville et d’Aclens en le reliant à la jonction autoroutière de Cossonay. Cette nouvelle route permettra de diminuer grandement le trafic poids lourd qui rejoint aujourd’hui l’autoroute à Crissier en passant par Bussigny. Les travaux préparatoires débuteront en 2014 et la route devrait être achevée à fin 2017.
  • Le PALM prévoit le déploiement d’un réseau dit « réseau-t » composé d’une ligne de tram (le t1) et de trois lignes de bus à haut niveau de service (BHNS), à savoir des bus circulant en site propre. La ligne t2 devrait relier Lausanne à Bussigny en passant par Crissier vers 2018-2020.
  • Une nouvelle sortie d’autoroute est prévue à Ecublens (sortie La Venoge) à l’horizon 2021. Elle devrait permettre de réduire de moitié le trafic de transit en provenance de l’actuelle sortie de Crissier.

 

Enfin, dans un horizon plus lointain (2035), une nouvelle autoroute de contournement de Morges est prévue. Le tracé actuel n’est pas définitif. En étude au niveau de la Confédération depuis 2008, le projet nécessitera encore 10 à 15 ans d’études préparatoires et de consultations avant que le peuple suisse puisse se prononcer sur un investissement qui avoisinera les 3 milliards de francs. La Municipalité de Bussigny a fait valoir officiellement son opposition à la variante retenue actuellement par l’administration fédérale.