Sur quels critères fixe-t-on le niveau de densification de chaque projet ?

Le développement territorial passe inéluctablement par une coordination entre urbanisation et transport. Pour que les transports publics soient performants, il faut une certaine densité de personnes (habitants et employés) constituant autant de passagers potentiels. Mais quelle est la densité idéale ?

 

Les valeurs de densification proposées pour l’Ouest lausannois sont basées sur une étude conduite par le SDOL au milieu des années 2000. Cette étude a consisté à mesurer la densité de vingt-trois quartiers lausannois possédant des caractéristiques spécifiques. La densité humaine de ces quartiers varie entre 27 et 714 habitants-emplois par hectare. Les résultats de cette étude ont été publiés dans un document récapitulatif particulièrement aisé d’accès car principalement constitué de photos et de plans.

 

Sur la base de cette étude, des densités humaines idéales ont été fixées pour l’Ouest lausannois, en adéquation avec les objectifs du Plan directeur cantonal. Selon la typologie des zones à développer, des fourchettes de densification sont proposées. Trois paliers de densité ont été retenus : 1) densité basse : entre 100 et 200 habitants-emplois par hectare ; 2) densité moyenne : entre 200 et 400 habitants-emplois par hectare ; et 3) densité forte : plus de 400 habitants-emplois par hectare.

 

A l’intérieur de ces fourchettes, la densification optimale pour une zone donnée est fixée par la Municipalité, qui possède ainsi une marge de manœuvre certaine pour définir le dosage qui correspond le mieux à ses objectifs et aux besoins de la population. Si la Municipalité se décide pour un niveau de densification se trouvant à l’extérieur des fourchettes proposées, le projet est considéré comme non conforme par les services de l’Etat. A juste titre. A quoi cela servirait-il que les communes de l’Ouest lausannois se soient dotées d’objectifs communs, incarnés par le SDOL et le PALM, si chacune d’entre elle restait libre de faire tout et son contraire ? Poser la question, c’est y répondre.